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 Maroc: Diplômes étrangers: «Nous allons établir des critères transparents»

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MessageSujet: Maroc: Diplômes étrangers: «Nous allons établir des critères transparents»   Jeu 19 Avr - 9:48

Maroc: Diplômes étrangers: «Nous allons établir des critères transparents»

Entretien avec Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseignement supérieur
Une liste des universités reconnues par le Maroc sera dressée
Chômage des diplômés: La faute à l’économie et non à l’université!

C’est une des principales décisions du ministre de l’Enseignement supérieur, mettre de l’ordre dans les équivalences aux diplômes étrangers. Sans fermer la porte, il cherche à établir des critères transparents et aussi la liste des établissements reconnus par le Maroc. Lahcen Daoudi veut également promouvoir les partenariats publics/privés et pousser le secteur privé à aller de l’avant. « Une école qui grandit et prend une certaine dimension peut passer au partenariat public/privé», soutient le ministre.

- L’Economiste: Pourquoi cette charge contre les diplômes délivrés par les universités russes ou ukrainiennes?
- Lahcen Daoudi: En Russie, les universités sont excellentes. Mais 10% des diplômes seulement sont ramenés des cinquante établissements les plus recommandés. Certains ne sont pas reconnus par la Russie elle-même. Nous sommes également inondés de diplômes en provenance de l’Institut des Recherches et des Etudes Arabes qui ne répondent pas à nos critères pour l’équivalence. Nous voulons que les étudiants s’inscrivent d’abord au niveau de l’ambassade au Maroc pour éviter de se faire arnaquer. Un véritable fonds de commerce s’est développé avec les étudiants. Nous avons également des étudiants Bac lettres, qui ont fait pharmacie et ont obtenu l’équivalence. Or au Maroc nous sommes organisés en filières scientifiques et littéraires dès le secondaire.
Dorénavant ce ne sera plus le cas. Nous allons établir des critères transparents et valables pour tout le monde mais sans effet rétroactif. Nous ne pouvons pas sanctionner ceux qui sont déjà dans le pipe. Les diplômes obtenus en dehors des listes des établissements que nous allons afficher ne seront pas reconnus. Il faut que les parents fassent attention. Un listing sera établi et communiqué dans les lycées, au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur ainsi que dans les ambassades. Ceci dit, nous allons simplifier les procédures d’équivalence.

- Les diplômes délivrés par les établissements privés marocains seront-ils concernés? Vous avez créé la surprise en annonçant qu’ils n’auront pas l’équivalence?
- Il n’est pas question d’accorder les équivalences tant que les cahiers des charges ne sont pas respectés. Ils sont certes difficiles à remplir puisque l’une des exigences est que 30% du personnel enseignant soit permanent. Ce qui est rarement le cas. Seuls les établissements qui ont conclu un partenariat avec l’Etat remplissent ces conditions comme l’université internationale de Rabat ou encore l’école d’Architecture de Casablanca. Nous ne sommes pas opposés aux écoles privées. Nous disons qu’elles doivent aller de l’avant, l’économie marocaine a besoin de ces établissements. Ils ont la souplesse et la flexibilité nécessaires pour répondre rapidement aux besoins du marché, ce qui n’est pas le cas pour les établissements publics. Les écoles privées, et nous en avons de qualité, sont complémentaires des établissements d’enseignement publics. Tous ceux qui remplissent les conditions prévues par la loi auront leur droit. Je cite un exemple à Marrakech, un investissement de 800 millions de dirhams sur 32 hectares. Le titre d’université lui a été refusé. Il faut une égalité devant la loi et son établissement aura le titre d’université.

- Vous vous êtes engagé à tripler les effectifs d’étudiants dans le privé. Quel dispositif d’accompagnement proposez-vous?
- Les avantages fiscaux et autres sont un faux problème. Il faut que les étudiants trouvent des débouchés à la sortie. Si l’école crée des chômeurs, elle n’aura pas d’avenir.

Nous avons également besoin d’une stratégie pour faire bénéficier les écoles des retombées de la coopération. Une école qui grandit et prend une certaine dimension peut passer au partenariat public/privé.

- L’université ne fait pas mieux, elle est même taxée de «fabrique à chômage». Comment inverser la tendance?
- Ce n’est pas la faute à l’université mais à l’économie. La responsabilité de l’université est limitée. Si nous avions des taux de croissance de 7 et 8%, les docteurs au chômage ne seront pas en surplus. Nous en avons besoin pour la recherche. L’entreprise est à la recherche de Bac+5 et Bac+2 et nous n’en produisons pas assez. Idem pour les ingénieurs et les techniciens. Nous avons deux techniciens pour un ingénieur alors que la norme est de 5 à 10 techniciens pour un ingénieur. Nous manquons également d’architectes : 3.000 au rythme d’une centaine par an, un objectif que nous ne pourrons jamais atteindre.

- Le niveau de nos étudiants s’est considérablement détérioré. Les entreprises le constatent tous les ans.
- Nous avons de bons ingénieurs et de bons techniciens. Cette année, le nombre d’étudiants qui ont réussi dans les grandes écoles françaises est exceptionnel. Au niveau technique, l’étudiant marocain est bon, mais il a un problème de communication. Il ne faut pas confondre les problèmes de langue et de niveau. Pour moi, c’est une erreur que de vouloir corriger le problème de la langue à l’université. Il doit être résolu au niveau du primaire, du secondaire voire du préscolaire. Nous avons plus d’un million d’enfants qui accèdent à l’école à l’âge de six ans et ils ne savent même pas tenir un crayon. En revanche, ceux qui ont fait le préscolaire sont en avance. Dés le départ, nous avons une inégalité des chances. C’est un problème à traiter à la base. Une fois à l’université, l’étudiant doit maitriser au moins deux langues et avoir des bases dans une troisième. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui et l’écart est important entre la ville et la campagne.

- Que préconisez-vous pour tirer l’université du marasme qu’elle traverse?
- Notre urgence est de mettre l’amphi à niveau. Dans certains cas, nous avons 1.000 étudiants. Dans les écoles d’ingénieurs, les taux d’encadrement sont bons. Mais le problème se pose surtout dans les facultés, là, nous avons le taux d’encadrement le plus bas au monde. A Agadir par exemple, nous avons un enseignant pour plus de 250 étudiants ! La norme est d’un enseignant pour 25 à 30 étudiants. Nous devons développer d’autres méthodes pédagogiques, se mettre aux nouvelles technologies pour faire face à la massification.
Ceci dit nous avons très peu d’étudiants : 450.000 alors que l’Algérie en a 1,3 million. Or nous devions dépasser le million. Nous avons un retard au niveau de l’offre de place. C’est un grand problème pour le Maroc.

- Le scandale de l’école privée d’architecture de Rabat a mis en évidence les défaillances de vos services. Comment allez-vous résoudre ce dossier?
- Nous sommes en négociation pour trouver des formations proches de celles que les étudiants ont suivies. Ces enfants sont des victimes et nous n’allons pas les lâcher. Le propriétaire est poursuivi par les parents. L’Etat a également sa part de responsabilité. Le ministère de l’Enseignement supérieur devait inspecter et faire le nécessaire. A mon arrivée, j’ai trouvé des correspondances destinées au ministère de l’Intérieur. Celles-ci demandaient la fermeture d’une autre école appartenant au même propriétaire à Marrakech. Mais rien n’a été fait. J’ai donc saisi directement le secrétaire général de la wilaya de Marrakech pour que l’on ferme cet établissement.

http://www.leconomiste.com/article/893478-dipl-mes-trangers-nous-allons-tablir-des-crit-res-transparents-entretien-avec-lahcen-

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MessageSujet: Re: Maroc: Diplômes étrangers: «Nous allons établir des critères transparents»   Jeu 5 Juil - 13:19


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